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La médecine par les plantes, une alternative crédible ?

Par le Dr Yvette Parès, fondatrice de l’Hôpital de Keur Massar

De plus en plus, la médecine naturelle s’impose, des chercheurs et des établissements hospitaliers la pratiquent ouvertement. Et les recettes de "bona fama", dont l’origine se confond avec les premiers pas de l’homme sur terre ressurgissent ! Il est communément admis à présent et partout que les deux médecines sont appelées à collaborer nécessairement pour le bien-être des populations.

La phytothérapie exerce, de nos jours, une très forte attraction. Sans doute les abus liés à l’application tous azimuts des systèmes productivistes y ont contribué très fortement. L’erreur consisterait à analyser l’engouement que la phytothérapie suscite de nos jours comme un effet de mode ; en vérité, la survivance de cette pratique à travers les âges et les époques ne peut être due qu’à la fidélité remarquable que l’opinion lui a toujours témoignée et au constat qu’en dépit de nombreuses solutions proposées par les laboratoires pharmaceutiques, le traitement des infections ne cesse de poser de nouveaux problèmes du fait de l’augmentation du nombre de souches résistantes à la plupart des antibiotiques dont l’activité, a contrario, ne cesse de se limiter.

Isolé de son milieu naturel, le principe actif de la plante perd sa capacité de réaction ou la compense par de l’agressivité

La médecine moderne a choisi d’isoler les principes actifs, ignorant leur interactivité naturelle, mais aussi leur solidarité dans le combat pour la mobilisation des forces de guérison internes. Elle détruisit, par la même occasion, l’harmonie du " totuum végétal " qu’est la plante. Or, comme pour tout être ou toute chose isolé de son milieu naturel, le principe actif a perdu une partie de sa capacité de réaction et l’on présume qu’il l’a compensée par de l’agressivité. Il en a découlé une série d’effets secondaires qui sont la cause des maladies iatrogènes graves et mortelles.

En conséquence, de plus en plus, la médecine naturelle s’impose, des chercheurs et des établissements hospitaliers la pratiquent ouvertement (les anthroposophes en Allemagne).

En Afrique, le recours aux tradipraticiens ou à la phytothérapie est souvent la seule alternative

Il semble qu’après le moment de faiblesse - somme toute très légitime - induit par la progression éblouissante de la médecine moderne, sous-tendue par un cumul de succès retentissants, les esprits se sont repris. Cette nouvelle médecine qui a valu de jeter le bébé avec l’eau du bain a, en fin de compte, fini par prouver qu’elle n’était point une panacée. Et les recettes de "bona fama" ressurgissent. De sorte qu’il est communément admis que les deux médecines sont appelées à collaborer nécessairement pour le bien-être des populations.

Cette collaboration est d’autant plus à l’ordre du jour que dans les pays en voie de développement, l’écrasante majorité des populations n’a pas accès - géographiquement ou financièrement - aux soins de santé primaires, à plus forte raison aux médicaments essentiels. Pour elles, le recours aux tradipraticiens ou à la phytothérapie reste la seule alternative.

Pour plus d’informations sur les soins par les plantes à l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar :

Le jardin botanique de l’Hôpital

Les chroniques du jardin botanique

Le laboratoire

La pharmacie

Les médicaments et leurs indications


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